lundi 19 novembre 2007

La chaleur de....

Par ce temps glacial, ces grèves à rallonge et à défaut de cheminée, où est-on le mieux ?? On rêve de chaleur et de réconfort. Alors où est-on le mieux ?

Ne me réponds pas aux ventes de presse... je suis suffisamment blasée d'avoir raté celle de Jérôme Dreyfuss parce que je travaillais, tu vas pas enfoncé le clou en me rappelant que je suis coincée chez moi...

Non qu'y a-t-il de mieux pour occuper son temps ?
Ne me réponds pas rester sous la couette avec chéri... mes super pouvoirs sont en panne, intuition zéro, tu vas pas enfoncer le clou et me rappeler que le chéri c'est pas pour tout de suite et que si j'aime les trucs compliqués j'ai qu'à m'en prendre à moi-même... parce que t'es une vraie copine, alors tu vas pas dire ça...

Maintenant que tu n'as pas d'autres super idées irréalisables dans l'immédiat pour cause de conjonctures politiques ou cosmiques (bah forcément si je comprend rien à ma lovelife, c'est forcément les astres qui sont en causes.... j'y suis pour rien on est d'accord merci), tu vas immédiatement penser au cinéma...

Ah mais oui mais c'est bien sur !!!!!!!!!!!!!!!
Le cinéma !! Dans l'après-midi c'est mieux, parce que la salle est pas bondée, qu'il n'y a que des mamies et que personne ne roulent de pelle à son voisin sur le siège à coté de toi pendant la pub... les mamies ont passé l'âge. Enfin, t'as le droit de préférer le soir, et t'as le droit de rouler des pelles à ton voisin si tu veux, juste tu gardes ça pour toi, t'auras compris que le célibat me pèse un peu cette semaine... Et non J., ça ne veut pas dire non plus que je vais coucher avec toi cette semaine !!! Mais je m'égare.

Voilà ou il faut être : la bonne vieille salle de cinéma, agréablement chauffée, avec ses fauteuils en velours rouge moelleux et un bon film. Parce que c'est surtout ça l'important, le bon film.

Si tu veux mon avis (et tu le veux, hein ? sinon je suppose que tu serais pas là), tu peux aller voir 2 films...



Le dernier Cronenberg raconte comment à partir de la mort d’une jeune prostituée droguée de 14 ans, Anna, la sage-femme qui l'a accouchée (Naomi Watts), se retrouve avec le journal intime de la jeune fille, au milieu d'une filière de la mafia russe, les Vory v zakone, dont l’antenne britannique est abritée par un luxueux restaurant de la City. Derrière la gentillesse feinte du patron, Semyon (Armin Mueller-Stahl), la folie de son fils Kirill (Vincent Cassel qui en fait des tonnes en fils à papa alcoolique, capricieux er colérique) et leur chauffeur Nikolai (Viggo Mortensen dont la prestation laisse sans voix), se cachent l'horreur de leurs actions : trafics en tout genre, viols, meurtres, mutilations.

Cronenberg réussit avec brio à faire croire à l'incroyable, à faire un film beau sans gratuité et malgré ou plutôt avec la violence. Le film est d'une maîtrise éblouissante. L'image, le rythme, le scénario : tout concorde. Les quatre comédiens principaux sont excellents, et le jeu de Viggo Mortensen particulièrement éblouissant.

Pour Libération, il s'agit d' "un pur film de gangsters, moderne, métallique, viril, glacial et violent, une immersion dans un monde mafieux dégraissé de tout sentiment, de toute émotion et de toute pitié. Une œuvre noire, terriblement contemporaine, et qui fiche autant le bourdon que la trouille." Et en même temps d' "un vrai conte de Noël qui commence très mal et finit inespérément bien, un pur mélo familialiste comme la Warner s’en était fait une spécialité dans les années 50, qui culmine dans un ultime tourbillon de bonté humaine sentimentale propre à gonfler les cœurs pour mieux les faire pleurer." Et c'est exactement ça même si je ne vois pas la fin si positive que cela. Enfin vous me direz...




Le dernier film du réalisateur de Head on, Fatih Akin, n'est pas à la hauteur du précédent. Il vaut cependant la peine d'être vu. Procédés cinématographiques déjà vus et pas forcément utiles narrent l'histoire de Ali, Yeter, Ayten, Neijat ou Lotte dans ce chassé-croisé où les personnages se suivent et se croisent (ou pas). C'est un film sur le hasard, sur les rencontres, sur le lien entre la Turquie et l'Allemagne, un film sur le pardon... C'est un film qui ne se raconte pas. Ce serait complexe et inutile. C'est un film qui se voit car malgré ses 2h et la complexité du scénario, car il est filmé avec fluidité et on ne s'ennuie pas.


et si ces deux là te disent rien... il y a ceux là et ceux-là aussi.

5 commentaires:

Loulou a dit…

je suis une vraie amie alors... je le dis pas ;-)

Marinette envie de causette a dit…

Même longueur d'ondes pour Les Promesses de l'Ombre mais je ne te suis pas du tout dans ta confusion... tu parles de qui ? Non parce que récemment plusieurs noms sont passés de ta bouche à mes oreilles, et si je ne suis pas perplexe, je suis perdue ;-) (tu ne m'en veux pas, elle était facile...) On s'appelle ??

cél a dit…

Concernant la love life, cfr mon mail :-)
Pour le reste, bon sang de bonsoir, ca doit faire deux ans que j'ai plus été au cinoche, je pars me cacher.

lepetitmoutonaimelamode a dit…

@loulou
disons cela alors... ;-)

@marinette
bah oui on s'appelle... en attendant, dernier prénom si ça peut t'aider

@cel
oui je sais, mais ma perplexitude concerne un autre jeune homme... (cf my next mail, hein parce que je vais pas étaler ma vie dans mes com')
sinon 2 ans sans ciné ??? comment tu fais ?

jean-philippe a dit…

ah !! je vais suivre tes conseils ciné et ..tes conseils de petite sieste crapuleuse ..un joli programme en perspective ..ah qu'est ce que j'aime çà !!