mercredi 31 décembre 2008

L'objet de mon attraction....

Stuart Weitzman

Je m'étais dit qu'il fallait que je me calme... niveau chaussures... seulement voilà, il y a ces chaussures chez Ash, ces bottines chez Minelli, celles-ci là et celles-ci ici... et puis il y a surtout celles-là, celles de Stuart Weitzman, chez Garrice, soit juste en bas de chez moi. Je fais quoi ?? *

Garrice
26 rue Saint Antoine 75004 Paris
30 rue de Rivoli 75004 Paris
40 boulevard de Charonne 75020 Paris

* Je suis fauchée et j'ai déjà deux cent quatante douze paires de pompes ?? Oui, je connais la réponse, alors... je prouve que j'existe : je résiste !! mais je ne vais pas jusqu'à en prendre la résolution...

Meilleurs Voeux !!

vendredi 26 décembre 2008

New Year, New Dress ?

Comme tous les ans... Nouvel An = Nouvelle Robe... mais c'est aussi soie, dentelle, perles et compagnie. A quoi ressemblerez vous cette année ?

Moi ? je ne sais pas encore, mais ça risque d'être pyjama ce soir-là... bah oui, c'est comme ça !

dimanche 21 décembre 2008

Pitt vs Jolie

Alors si vous hésitez entre Pitt et Jolie pour le ciné, je ne saurai pas lequel vous conseillez... Petite liste de pour et contre... et parce que je n'ai ni adoré ni détesté ces films, vous choisirez.

Pour :
  • parce que c'est Clint Eastwood et que ça va de soi.
  • parce que c'est une histoire vraie et que ça fait froid dans le dos.
  • parce que comme toujours c'est magistralement bien filmé.
Contre :
  • parce que c'est Angelina Jolie et que le silicone dans les années 30s, ça n'existait pas.
  • parce qu'on a l'impression que Clint Eastwood a délaissé le cinéma indépendant pour Hollywood... et que c'est triste.
  • parce que c'est tout de même un peu trop manichéen... avec le bon flic et le mauvais flic un brin caricaturaux.



Pour :
  • parce que c'est les frères Coen et que ça va de soi
  • parce qu'il y a Brad Pitt, George Clooney, John Malkovich et Frances McDormand qui font un concours de celui qui joue le mieux et qu'on ne peux pas les départager.
  • parce que Brad Pitt dance et que c'est hilarant.
Contre :
  • parce que on sent qu'ils ne sont pas aller jusqu'au bout, car oui il y a de bonnes trouvailles et de bons gags, mais ça ne suffit pas : il manque un truc.
  • parce que comme le dit la critique du Nouvel Obs " Le monde des Coen se divise entre pauvres cons, sales cons et cons tout court. Bref, voilà un film parfaitement réaliste." mais qu'il nous faut quand même une petite lueur d'espoir sur le genre humain...
  • parce que le rythme c'est pas ça...

jeudi 18 décembre 2008

Vintage pour Noel !


Vous n'avez toujours pas trouvé vos cadeaux de Noël ?? Voilà de quoi vous donnez des idées...

dimanche 14 décembre 2008

KESACO ??... la solution

La question n'a pas soulevé les foules, mais babymodeuse a trouvé : il s'agit d'un sextoy.



Plus d'infos sur le site du designer : Twisted Product.

vendredi 12 décembre 2008

Le pays des merveilles


Ce week end, Alice (Hubert) vous fait (re)découvrir son monde de merveilles, lors d'une vente...
Ne soyez pas en retard...

mercredi 10 décembre 2008

V.... V... V...

V... Vintage ! ça y est c'est dit !!! Ce mot est dans toutes les bouches et les ventes fleurissent... Même Wad (le magazine) s'y met...

C'est de jeudi à samedi, de 11h à 23h, au LOCAL (101 rue du faubourg st denis, Paris 10).
Vous savez tout, vous faites ce que vous voulez !!

KESACO ??

Histoire d'animer un peu ce blog, bah oui, je dois reconnaitre que je ne déchaîne pas les foules niveau commentaire..., j'ai décidé de vous présenter des devinettes de temps en temps.

Et on commence tout de suite avec ça :

Késaco ?
à vous de me le dire...

lundi 8 décembre 2008

Lars Tunbjörk, Vinter

Dans cette série, Lars Tunbjörk nous montre la Suède comme on ne l'a jamais vue. Loin des clichés qu'on lui connait, elle nous apparait plus vrai, plus triste que ce que l'on imagine à savoir un pays tout blanc de neige imaculée (mais la neige peut-elle rester imaculée ?) rempli de belles personnes grandes, minces et blondes et vivant dans des jolies maisons en bois rouge, joliement amménagée par IKEA... Mais en alternant intérieurs et extérieurs, en nous empêchant de nous rassurer par la contemplation d'une "belle" image, Lars Tunbjörk nous embarque dans une frénésie d'images qui rompent radicalement avec cet imaginaire. L'acuité et l'humour (noir) de son regard nous fait prendre conscience de ce qu'est notre monde, et peut être aurait-on préféré rester dans notre imaginaire...





C'est où ?
Galerie Vu
2 rue Jules Cousin, 4e.
Métro : Bastille
Téléphone 01 53 01 85 81

C'est quand ?
jusqu'au 25 janvier 2009
Ouvert tous les jours,
sauf les lundis, mardis et dimanches
de 14h à 19h
Entrée libre
Site

Demarchelier au Petit Palais

Je savais à l'avance que cette expo ne m'emballerait pas... Pourquoi suis je allée la voir donc ? Pure conscience professionnelle*, je dirais. Je n'ai rien appris, je n'ai rien découvert, je n'ai pas été impressionnée par une seule image. Je ne suis pas une fan de son travail... c'est beaucoup trop américain** pour moi. Je ne vais pas dire que c'est un mauvais photographe, non, il est bon dans ce qu'il fait. Mais ce n'est pas ce que je cherche quand je vais voir une expo.

Rassurez vous, j'ai quand même aimé certaines images : Keith Richards pour le personnage, l'affiche de l'eposition pour son classicisme, le calendrier Pirelli 2008 pour l'univers...

Plus d'images sur le site de Demarchelier : ici.
C'est où ?
Petit Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Métro : Champs Elysée Clémenceau
Tel : 01 53 43 40 00
C'est quand ?
jusqu'au 4 janvier 2009
tous les jours de 10h00 à 18h00.
sauf les lundis et jours fériés.
Gratuit
Plus d'infos :

portail de la ville de paris

*ndpm (note du petit mouton) : pour ceux qui aurait raté l'unique billet dans lequel je parle de mon travail : je suis dans la photo "de mode"...
** ndpm : traduire par commercial, lisse...

mardi 2 décembre 2008

Two lovers... la fin de l'innocence ?

Alors pour commencer, ce film est tout sauf ce que j'attendais ... à savoir une comédie romantique à l'américaine : simple, efficace et qui te fait penser que peut être Disneyland, ça existe aussi pour les adultes. Trompée par l'affiche et sa lumière hollywoodienne, qui a y regarder de plus près n'est pas si gaie que ça (vous avez vu leurs têtes), je tombe de mon petit nuage dès la première scène : Joaquin fait une tentative de suicide... Ce n'est donc pas une histoire qui nous plonge encore dans nos illusions de petites filles mais une histoire qui nous en sors, qui nous ramène sans ménagement vers la réalité, vers la mélancolie de la vie, vers son amertume, vers "le coup de foudre mutuel n'existe pas" et "ils se marrièrent pour ne pas être seul"... Leonard est dépressif depuis sa rupture avec sa fiancée (pour raison médicale : incompatibilité à procréer... où va la société ?). Michelle est amoureuse de Ron qui est marié et ne semble pas près à tout quitter pour elle (déjà vu ?). Sandra tombe amoureuse de Leonard, alors que pleins d'autres hommes probablement moins perdus s'intéressent à elle (hum... no comment). Leonard lui aime bien Sandra, mais est obsédé par Michelle... et s'entête. Bref ça commence mal, et ça ne finira pas mieux.

C'est finallement une bonne surprise ce film_je ne suis pas une fille gaie que voulez vous ? C'est une histoire non hollywoodienne mais new yorkaise, tout d'abord parce que Two Lovers est un film qui, littéralement, habite Brighton Beach, quartier juif russe de Coney Island où James Gray a grandi, mais surtout par la façon intime de filmer. La mise en scène est irréprochable, la façon de filmer renforce le jeu des acteurs : le rapport Leonard-Sandra (Joaquin Phoenix-Vinessa Shaw) est très intime, très doux, très confident : les scènes sont découpées, pleines de plans rapprochés, la lumière cotonneuse, naphtalinisée de l'appartement de ses parents englobe la relation qui s'instaure entre ces deux là; le rapport Leonard-Michelle (Joaquin Phoenix-Gwyneth Paltrow) est plus distant, plus animal, quasi désespéré : les scènes sont filmées de plus loin, en plans-séquence parfois, la lumière est plus clinquante ou plus froide, plus contaste, plus vivante...

Dans ce film, James Gray pose la question : "Pourquoi cette personne et pas une autre ?". Dans une interview pour Libération, il y répond : "Il est de toute façon impossible de vraiment connaître une personne. Chaque fois que l’on croit savoir, on est justement dans l’erreur. La complexité humaine est infinie. Je ne dis pas que le grand amour n’existe pas. Mais je sais qu’on ne sait rien de l’autre, sinon les projections que l’on en fait. On se berce d’illusions, mais cette projection vaut pour réalité. Elle est ma réalité en face de cette personne. La cristallisation finit par exister pour elle-même. Si on pouvait sortir de soi et se regarder agir, on verrait toute l’absurdité de nos désirs."

Alors si avec ça, vous avez toujours vos illusions d'enfant...

J'ai sans doute aimer ce film pour les raisons qui font que beaucoup ont détesté. Ce film me parle de tous les jours mais ne me dit pas ce que je veux entendre... je grandis ?

70's La photographie américaine

La collection de la BN comporte plus de 3000 tirages de photographes américains, l'exposition en présente 320, et présente logiquement une large partie de l'œuvre de Diane Arbus, la première acquisition de a bibliothèque; suivent Robert Franck, Walker Evans, Marie Ellen Mark, Jeffrey K. Silverthorne, Garry Winogrand, Lee Friedlander, William Klein, Larry Clark, Les Krimms, Joel Peter Witkin, Lewis Balz... pour ne citer que ceux que je connaissais déjà... L'expositon ne présente pas une histoire de la photographie américaine mais un aperçu de la collection, à travers 6 thèmes : les précurseurs, l'influence du snapshot, géométrie et espace, paysage, matière et forme, et le miroir obscur.

Une expostion agréable : la bonne taille, les bonnes oeuvres, un sentiment de connu et de découverte à la fois, pas de pression intellectualisante... une expostion à voir.

Lire la suite, dans quelques jours, sur blogounet.

C'est où ?
BNF, Site Richelieu
8 rue Richelieu
Paris 2
Métro Bourse, Palais Royal Musée du Louvre,
ou Grands Boulevards
C'est quand ?
Jusqu'au 25 janvier 2009
du mardi au samedi
de 10 h à 19 h
et le dimanche
de 13 h à 19 h
Fermé le lundi
Tarifs :
tarif plein : 7.00 euros
tarif réduit : 5.00 euros
Site :
www.bnf.fr


samedi 29 novembre 2008

parce qu'il reste peut être des sous dans votre porte-monnaie...

Marre de courir d'un créateur à l'autre pour les ventes de presse ? Les voici réunit aujourd'hui en un seul et même endroit... rien que pour nous !!
Juste pour Gaspard, vous riquez de m'y voir...

vendredi 28 novembre 2008

Paris Photo


Paris Photo, c'était du 13 au 16 novembre. Je ne vais pas vous dire qu'il fallait y aller, non... Paris Photo est tout sauf obligatoire. C'est gigantesque, c'est bondé, c'est plein de gens qui n'ont rien à faire là, c'est plein de gens qui se trouvent important, mais surtout c'est plein d'images... tellement plein que ce serait une folie de tout voir. Moi par exemple, je n'en ai pas fait la moitié... C'est plein d'images que l'on a déjà vu, c'est plein d'images qu'on aurait aimé ne pas voir, c'est plein d'images qui ne nous intéressent tellement pas qu'on se dit que nous aussi peut être on a notre place dans la photographie. Mais c'est aussi plein d'images qui l'espace d'une seconde vous font oublier où vous êtes, car vous n'êtes qu'avec elle. (Je vais peut être arrêter le lyrisme, suis pas sûre que ça m'aille au teint !!).

Cette année, le Japon est à l'honneur. Alors oui, on bouffe du Araki, mais on en (re)découvre plein d'autres : Shoji Ueda et sa poésie en tête.

On voit aussi beaucoup de photographie contemporaine, tellement d'ailleurs qu'on ne sait plus quoi faire de ses yeux voici ce que j'ai retenu :


Et j'en oublie...

jeudi 27 novembre 2008

Ordinaire ?


C'est un des rares adjectifs que l'on ne peut pas employer pour ce livre. Charles Bukowski est un de ces écrivains que l'on aime lire alors même et parce que ce qu'il écrit nous dégoute et nous fascine. Aussi loin de nous soient ses personnages, on finit par s'y identifier, par les aimer et les comprendre... "Toutes les histoires de Bukowski sont aussi vraies qu'infectes et, en cela, font honneur à la littérature : il raconte ce que les autres enjolivent et dissimulent. Le sexisme, la misère du quotidien, la violence et les sentiments de eux qui se curent le nez. Et c'est pour cela qu'il gêne : il parle de tout le monde." écrit Jean François Bizot dans la préface. C'est tellement ça et tellement plus. On retrouve chez lui la fascination qu'on avait à lire les scènes les plus difficiles de Selby... C'est une lecture viscérale.

vendredi 21 novembre 2008

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

Dennis Hopper est un artiste multicarte : acteur, réalisateur, mais aussi peintre et photographe... et muse. C'est ce que cette exposition nous montre. A travers les oeuvres qu'il a produite dans tous les domaines, celles qu'il a inspirées et celles qu'ils collectionnent. Un panoramma qui donne envie d'aller au cinéma...

Dennis Hopper, photographe

On aime pour la forme : dans le style américain de l'époque, frontal, neutre avec parfois une pointe d'humour, mais surtout pour le fond : un témoignage de la vie culturelle américaine des 60s.

Dennis Hopper, peintre

On n'aime pas la peinture d'après photo, version plus grand que nature, c'est laid et mégalo.

Dennis Hopper par Andy Wharol

On aime la majorité des portraits fait de lui, en photo, en peinture. Mais pas tous :

Dennis Hopper devant son portrait par Julian Schnaebel

là, faut pas éxagérer ! On aime aussi une partie de sa collection d'art moderne... Mais surtout on aime tout ce qui donne envie de voir ou revoir ses films :


Easy Rider

Blue Velvet



Appocalypse Now

samedi 15 novembre 2008

... je l'ai pas fait exprès....

Je vous jure... je suis juste allée à la vente de presse et elles étaient là, parfaites pour mon pied... j'allais pas les laisser là... quand même; hein, on est d'accord.

Vous pouvez y aller jusqu'à ce soir... (vous trouverez sans doute l'invit sur le blog de Marie) ou aller jeter un oeil au site tout nouveau tout beau de GASPARD. Bah oui, encore lui, qui d'autre ?

quand les personnages de mon enfance font de la pub...

Vu sur Café Mode, Wallace et Gromit font de la pub pour Harvey Nichols, shocking isn't it ? Me dites pas que je crois encore aux contes de fée parce que je pense que les personnages pour enfants ne devraient pas les (donc nous) corromprent via la pub... j'aurais compris si ça avait été pour du cheddar, je vous jure...

mercredi 12 novembre 2008

Dimanche c'est l'avalanche...

des braderies mode et vintage... alors au choix, à moins qu'on ne se fasse les trois :


Braderie A
de 14 à 19h00
Galerie AAA
76 rue Charlot, Paris 3
Métro Filles du Calvaire
Site web
Site Emilie Casiez


Brocante Cherry à la Mécanique Ondulatoire

de 15h00 à 20h00
au 8 passage Thiéré, Paris 11
Métro Bastille
Site web /Myspace

Vide Grenier Rétro
11 cour Debille, Paris 11
Métro Voltaire
Site web

lundi 10 novembre 2008

Tokyo !


Tokyo! , c'est trois films pour le prix d'un... moi j'en achète deux, et je dis plus jamais les strapontins du mk2 Hautefeuille !
Encore un film sur une ville "vue par" me direz vous, comme Paris je t'aime et comme bientôt New York I love you... sauf que cette fois on a du temps pour chaque histoire, puis qu'il n'y en a que trois, et que plus surprenant, il y a une cohérence entre les histoires !

Car l'association des trois films forment une critique de la société moderne, à travers la société japonaise "envisagée comme le foyer le plus infectieux de l’urbanité contemporaine, un milieu particulièrement hostile à l’humain, un espace social déréglé par le libéralisme.*" Chacun souligne un aspect négatif différent de la société : la place de la femme, les condtions de vies (lle phénomène surnaturel du prix des appartements qui augmentent et leur surface qui diminue nt est particulièrement exagéré au japon), l'étroitesse d'esprit devant la différence, l'enclin à la panique générale dès le moindre pet de vent, le fonctionnement de la société (la peine de mort est toujours en vigueur au Japon) et la solitude (le Japon figure parmi les dix pays où le nombre de suicides est le plus important, ayant dépassé le nombre de 30000/an depuis plus de 5 ans...). Et chacun apporte la même solution pour survivre à cette "crise de l'humanité" : la mutation. "Le film fait donc le récit de trois métamorphoses : réification chez Michel Gondry (le devenir-chaise comme seul espoir de survie), régression à un état semi-végétatif chez Bong Joon-ho, retour à l’état animal chez Leos Carax.*"




Interior Design ou Tokyo vu par Gondry :
c'est de la poésie, cocasse et raffinée, dans la veine de la Science des Rêves et de Eternel Sunshine of the Spottless Mind (en moins bien tout de même). On est toujours dans la comédie sentimentale touchante et imaginative, mais "nuancée d’une dimension de critique sociale jusque-là inédite*" chez le réalisateur. L'histoire, touchante et horrible à la fois, de ce couple où l'un est omnubilé par lui même et par son art et où l'autre s'efface, complexe, et finit par se transformer en objet de la vie courante pour trouver son utilité et se sentir heureuse. C'est montrueux mais c'est fort bien filmé, avec émotion et humanité. La scène de la métamorphose est kafkaienne, sublime et drôle.

Merde ou Tokyo vu par Leos Carax
c'est une farce anarchique. Merde est une étrange créature qui émerge un beau jour d’une bouche d’égout et qui sème la terreur dans les rues de Tokyo en arranchant les fleurs et les billets de banques pour les manger, en lechant l'épaule d'une collégienne, en jetant son mégot dans une poussette... puis en lançant des grenade sur dans la foule. En somme "il réalise au pied de la lettre ce qu’André Breton désignait comme l’acte gratuit, l’acte surréaliste le plus simple.*" Il finit par se faire arrêté, mais parle une langue étrange, que seul un avocat français, comprend. Il vient traduire et le défendre, mais n'arrivera pas à lui éviter la peine de mort... C'est un peu lourd, un peu grotesque voire, potache. C'est apparamment celui que les gens retiennent, ça ne sera pas mon cas.

Shaking Tokyo ou Tokyo vu par Bong Joon-Ho
c'est un envoutement, c'est lyrique. C'est l'histoire d'un hikikomori, un homme qui décide de vivre en dehors de la société, de rester chez lui, et ça fait dix ans qu'il n'est pas sorti. Mais voilà, arrive une jeune femme (la livreuse de pizza) qui s'évanouit chez lui lors d'un tremblement de terre et dont il tombe amoureux. Il cherche à la revoir mais elle est devenue hikikomori à son tour, et il va devoir sortir pour la revoir (et découvrir que toute la ville se cache comme lui). C'est assez acide aussi comme vision des rapports humains avec tous ses gens seuls, des sentiments avec cette fille dont les sentiments se commandent par des boutons tatoués sur son bras et de la société de consommation avec toutes ses boites de pizza... L'image est superbe, mais est il besoin de le dire lorsqu'il s'agit d'un réalisateur asiatique ?



* Citations de la critique des Inrocks
par
Jean-Marc Lalanne & Jean-Baptiste Morain

dimanche 9 novembre 2008

Objectivités - La Photographie à Dusseldorf


L'exposition du Musée d'Art Moderne sur l'école de Dusseldorf réunis pour la première fois (en France) le travail des professeurs et celui des élèves de la célèbre Académie des Beaux-Arts. L'affiche est donc alléchante : Bernd et Hilla Becher, Hans-Peter Feldmann, Andreas Gurski, Sigmar Polke, Candida Höfer, Axel Hütte, Beat Streuli ou encore Thomas Struth, toute une génération d'artistes qui joueront un rôle essentiel dans l'affirmation de la photographie platicienne.

Bernd et Hilla Becher

Bernd et Hilla Becher photographient le paysage industriel allemand voué à disparaitre dans un soucis d'inventaire. Le protocole est minutieux : lumière neutre, cadrage frontal et serré, absence de personnages... On pense à l'objectivité de Walker Evans. Les tirages sont regroupés par série de 6 ou 9, constituant ainsi des typologies de lieux, ou des catalogues de bâtiments (moulin, châteaux d'eau, tuyaux, cheminées...).

A la suite de Hilla et Bernd Becher, leurs élèves se sont essayés à toutes les déclinaisons du document et sont passés progressivement du noir et blanc à la couleur dans des formats de plus en plus grands.

Tous n'est pas intéressant : je n'accroche décidément pas sur le travail de Thomas Ruff (certes ces portraits sont historiquement important pour la photographie, mais qu'est ce que c'est que ces horreurs sur le pixel ?), je ne comprend pas Gerhard Richter et ses planches de photos de famille ou de paysages, qui ne sont d'ailleurs pas forcément les siennes mais qu'il s'approprie. J'aime l'idée de Hans-peter Feldmann sur les vues de chambres d'hôtel.. car ça aurait pu être la mienne... (cela ne voulant pas dire que c'est une bonne idée, mais cela à quelque chose de rassurant pour une photographe en gestation). Mais il semblerait que mon œil soit encore et toujours attiré par le vide, l'absence d'humain et les points de vue frontaux, car je retiens :
  • Andreas Gursky
  • Candida Höfer
  • Axel Hütte
  • Thomas Struth
Andreas Gurski
Kamiokande

Candida Höfer

Thomas Struth
Water Street, New York/Wall Street
, 1978

Malgré une approche commune de la série, tous ces photographes ne semblent pas partager beaucoup de choses. Et ce n'est pas la maigreur des explications données par le musée, masqué espar un charabia de critique d'art, qui nous éclaire... Il me faudra beaucoup de lectures et de recherches pour répondre aux interrogations que soulève cette exposition dans ma tête ou même pour en formuler certaines. Vous verrez peut-être un jour le résultat de ces recherches (si ce n'est de ma réflexion, sur blogounet... en attendant vous pouvez lire le très bon article du blog du monde : ici.


C'est où ?
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris 5-7 av du Président Wilson
Paris 16
Métro Alma Marceau

C'est quand ?
jusqu'au 4 janvier 2009 Tous les jours de 11 heures à 18 heures, sauf les lundis et jours fériés.
Nocturne le jeudi jusqu'à 22h00.

Plus d'info sur le Site du Musée

mercredi 5 novembre 2008

YES HE CAN !

Et nous on va enfin pouvoir envisager de changer d'opinion sur les américains... et suivre leur exemple mais à défaut d'avoir dans le paysage politique français un représentant d'une minorité ethnique important dans un des partis leaders, on pourra avoir une femme, ou mieux un homosexuel comme prochain président... Moi ? exprimer une opinion politique sur mon blog ? Non, c'est votre imagination...
Obama est donc le 44e président des Etats Unis avec une écrasante majorité. Et ça c'est épatant. Maintenant on attend l'après-Bush !!

samedi 1 novembre 2008

Blindness

Alors quand on lit le pitsch du film, on se dit que ça promet une belle catastrophe : un pays frappé d'une épidémie fulgurante de cécité, qui panique et mets en quarantaine les personnes contaminées, en les laissant sans assistance et en autogestion. Sauf que c'est un film de Fernando Meirelles et qu'il y a Julianne Moore et Gael Garcia Bernal au casting, les trois étant des indices majeurs de bons films à ne pas manquer. On n'oubliera pas pour le premier : La Cité de Dieu ou The Constant Gardener, pour la seconde : Magnolia, The Big Lebowski, I'm not there, The Hours ou Cookie's Fortune et pour le troisième : Amours Chiennes, Le crime du père Amaro, La Mauvaise Education, ou La Science des Rêves. Alors c'est finalement avec assez peu d'hésitations que je suis allée le voir... avec raison, n'en déplaise aux critiques.
Car au delà de l'histoire passionnante, c'est une réflexion sur la nature humaine et la fragilité de notre civilisation, et, au même titre que 1984 de George Orwell, une forte critique sur la société moderne. La forme sert fort bien le fond : dans une image belle et épurée, aux couleurs désaturées, Meirelles nous place comme seuls juges de la situation ce qui renforce son propos. Le jeu des acteurs est brillant : une Julianne Moore forte, un Mark Ruffalo qui nous montre enfin qu'il sait faire autre chose que le l'eau de rose _Bon j'exagère, je n'ai pas vu le dixième de sa filmographie, qui heureusement ne se limite pas à : Et si c'était vrai et La rumeur court_ et un Gael Garcia Bernal fou.
Seul point négatif à mon sens : la scène de sexe dont la mièvrerie semble vouloir excuser l'horreur des scènes plus dures, irregardables presque parfois.

jeudi 23 octobre 2008

Caravan Palace au Café de la Danse

Il me semblait vous en avoir déjà parler... c'était même une évidence, mais non. J'aurai pourtant dû après ce concert phénoménal avec les Pupinni Sisters début avril... Vous savez ce genre de concert où le temps ne passe pas, où il y a une énergie hallucinante... et où on se dit waouh, le jazz fait encore danser les gens ! J'aurai pu vous en parler aussi après leur passage à Paris Plage... pour vous dépeindre ma déception devant cette performance de fête foraine, où l'absence de la clarinette était cruelle, et le remplacement de la chanteuse (Colotis Zoé) par une pâle copie sans classe était effarante.
Réparons donc cette erreur :
Caravan Palace est un groupe de jazz-electro parisien, formé par un trio de compositeurs de musique électronique, fans de jazz manouche et surtout de Django Reinhardt : Charles Delaporte, contrebassiste, Arnaud de Bosredon, guitariste, et Hugues Payen, violoniste et showman (un peu trop celon moi... je hais le côté foire, "pour toi public" et vas y tapes dans tes mains, ùais bon...). Ils ont été rejoints par une chanteuse : Colotis Zoé, un clarinettiste : Camille Chapelière dit Chapi et par un certain Arnaud aux platines, remplacé depuis par Antoine Toustou.
En alliant jazz et electro, ils produisent une musique swinguante endiablée. Vous pouvez juger par vous même, ils sont au café de la danse jusqu'à vendredi, et si vous n'avez pas vos places (bah si c'est complet), vous pouvez attendre avril à la Cigale, écoutez le disque sorti lundi, faire un tour sur myspace ou regardez ce petit clip. Oui je leur fais de la pub... je les aime bien, même si j'ai été déçue par leur dernière performance, le côté foire encore sans doute, le fait de ne pas retrouver la même énergie qu'à la Cigale, mais où est le batteur ? il n'y avait pas un batteur aussi ? Je ne sais pas, il manquait un truc... de la spontanéité peut-être. C'est ça de trop tourner...
Enfin ils méritent quand même mes oreilles !

C'est dur de rester à la maison...

quand ses créatrices de bijoux favoris se trouvent dans des super ventes à Paris... donc si vos comptes en banque sont plus en forme que le mien, allez y pour moi (j'adore vivre par procuration...) :

où vous trouverez entre autres Adeline Affre et Alice Hubert.

où vous trouverez notamment The French Factory.

samedi 18 octobre 2008

Chaussure ou Architecture ??

Découvertes sur le blog de May, les créations de Nicholas Kirkwood relèvent autant de l'architecture que de la chaussure... Moi je les trouve purement hallucinante, mais bon on ne les trouvent qu'au Bon Marché et chez Biondini, autant dire que c'est hors budget ! Mais quel mal à se faire plaisir au yeux ?

Ça c'est cette saison, si vous gagniez à Euromillions !

Ca c'est la saison dernière, des fois que tu aurais des relations...



Yurkevitch aurait un concurrent ? à voir...

vendredi 17 octobre 2008

Vintage Market !!!


Est il encore utile de présenter cette vente mensuelle ?
NON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!





On rappelle juste que l'entrée est à 2€ (donc à moins d'être super radin, tu files dimanche au 1 cour Debille dans le 11e (Métro : Voltaire) entre 10 h et 21h00 !


jeudi 16 octobre 2008

Chacun cherche son... appart**

C'est pas comme si j'utilisais mon blog comme service d'annonces alors, une fois n'est pas coutume.... aujourd'hui je rend service.

RECHERCHE APPART DÉSESPÉRÉMENT !!

Une amie à moi (adorable) est contrainte et forcée par son (vilain) propriétaire à quitter son actuel appartement pour le 1er novembre !! Elle cherche donc un nouvel appart.

Alors si vous connaissez quelqu'un ou si vous-même vous louez un joli studio ou 2 pièces à Paris* d'au moins 20 mètres carré, et avec un loyer maximum de 650€ charges comprises, vous lui envoyez un mail à sarahreimann@gmx.net

* IX, X, XI, XII, XVIII, XIX et ou XXe arrondissements.
** Si tu comprends pas le titre, lis le blog it express !!

Moriarty à l'Olympia

Photo Rod/Le Hiboo

On ne peut pas dire ça de beaucoup de choses, mais là, je crois qu'il faut se rendre à l'évidence, je suis fan. Malgré les signes avant coureur : je suis allée à deux concerts en six mois, j'ai appelé mon chat d'après une de leurs chansons... (non il ne s'appelle pas buffalo), je me voilais la face, et là il a bien fallu se rendre à l'évidence (ce n'est sans doute pas la seule chose que j'ignorai sur moi même, hier soir, mais j'apprends, j'apprends). Bref ce concert, c'était génial, la musique sublime, la voix de Rosemary à couper le souffle, l'humour et le jeu scénique des autres sans reproches. Et le plus fort, c'est que ce concert était, certes, dans le même esprit que celui de la cigale, mais qu'à aucun moment on n'a eu cette sensation de déjà vu ! Et ça, c'est hallucinant !! (C'est pas comme les Rolling Stones... j'ai envie de dire...) Alors une première partie sympa (et dans folk), presque tout l'album, des nouveautés... hum jesus en chocolat... un quatuor à cordes (Ardeo) et des reprises !




mercredi 15 octobre 2008

Un talon fou !!

Quel talent fou !!!! (veux-je dire) qu'incarne ce Giuseppe Zanotti !!
Et Giuseppe Zanotti c'est avant tout un talon !! D'où mon super jeu de mots vous l'aurez compris...


On le connait aussi pour ça :

Mais si vous les avez vues celles-là !
Samantha dans Sex and The City !
La scène des sushis !!

Mais on le connaitrait bien pour :


Mais à 600 ou 900€ la paire, ou même soldée jusqu'à -40% , on laisse le talon et le talent loin de son placard à chaussures... et on ne va pas tenter le diable ni au Printemps Haussmann, ni rue St Honoré et encore moins avenue Montaigne !

mardi 14 octobre 2008

Vintage encore et encore !


Chose promise, chose due, voici l'heure de vous parler du dernier stand qui m'a fait craquer au salon du vintage.... celui de Esprit Vintage, la nouvelle boutique en ligne qui ouvre demain...

Wooooody !!!!!!!!!!!!!!!!


Depuis quelques films déjà, Woody Allen a changé de décors, quitté New York pour l'Europe... pour nous tromper sur la récurrence des thèmes qu'il aborde ? pour nous montrer que ceux ci sont universels ? pour se rapprocher de son public (il est beaucoup plus apprécié en Europe qu'aux États Unis) ? pour se renouveler ? parce qu'il n'a pas le choix, il a épuisé ses crédits auprès des studios américains ? Peu importe, cela fonctionne... un peu trop sans doute. Dans Vicky, Cristina Barcelona (quel titre nul !!! il fallait que je le dise quand même!), c'est un peu comme si on avait mis dans un mixer Woody Allen et Pedro Almodovar. Et cette impression ne vient pas que de Penelope Cruz, ou de l'espagnol (quel bonheur !! pourquoi ais-je fait allemand moi déjà ?), de la musique... non c'est autre chose... peut être le tempéramment du personnage de Penelope Cruz, son coté passionné. On garde le style allenien de la narration mais on trouve des personnages moins torturés, moins facile à ranger dans la case "intellectuels de l'upper east side". Ils ressemblent plus à intellectuels européens, à des "bobo" en somme. Ils sont plus palpables que les névrosés en psychothérapie des grandes années de Hannah et ses sœurs, Manhattan ou Annie Hall. Ils sont plus jeunes aussi, plus libérés (en apparence au moins) et moins bavards.
C'est du marivaudage à la Allen, mais pour une fois sans manichéisme. Il y a deux amies, l'une libre d'esprit l'autre moins. Mais aucune des deux n'a raison visiblement dans sa façon de voir la vie et les relations amoureuses. L'idéal à trouver, ce serait un juste milieu entre les deux. Il y a une histoire de triolisme, qui pourrait être une solution, ou pas, car ça n'en est pas une facile.... Il n'y a pas dans ce film de solution imposée. D'où mon cri, jubilatoire ! (Woooody !!!!!!!!!!!!!!!! ... c'était le titre).
Avec Woody Allen, on ne sait jamais si on va être déçu(e) ou comblé(e)... Cette année soyez optimiste, croyez moi (et les critiques aussi) !




mercredi 8 octobre 2008

Ce week end : les puces du Design !


Les puces du Design c'est un peu comme le Salon du Vintage. En clair (si t'as pas compris), ça vend du meuble et de la sape vintage, des 50's aux 80's. Mais c'est moins snob et à priori moins cher ! Déjà, c'est Quai de Loire dans le XIXe (et pas place de la Concorde), ensuite c'est gratuit (et pas 8€ l'entrée), enfin c'est en plein air et pas dans une salle surchauffée... oui bon ça, ce n'est agréable que si la météo est d'accord...

Vous retrouverez donc les galeries star du design et les meilleures boutiques vintage : XXO, la Galerie du XXe, En Ville, Chic Office mais aussi les Modernistes, 50soixante70... etc. etc... je ne vais quand même pas citer les 65 stands!

Point fort cette année, le projet SAVE A PRODUCT, un stand où les 5.5 designers présenteront et vendront les objets de leur collection pop'arty à un prix symbolique : soit 45000 produit à 1€ (chacun).

Et si tout ça n'a pas fini de vous convaincre, et si vous êtes un(e) habitué(e) de mon blog... c'est là bas que j'avais trouvé l'an dernier, ce sac que vous m'enviez toutes !!! (oui je sais mon ego...) Et Valérie Taieb (chez qui je l'avais trouvé), sera aussi là.


Bon alors, t'y vas ?


19° édition des Puces du Design
www.pucesdudesign.com
vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 octobre 2008
de 10h00 à 19h00
Nocturne le vendredi jusqu’à 21H00
Quai de la Loire, Paris 19°
Metro : Jaurès